Le surentraînement

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Le surentraînement

14 avril 2015

Initialement publié sur le site d’Indexzen

La nuance entre le surentraînement et la fatigue reliée à l’entraînement peut être ardue à éclaircir. C’est pourquoi les sportifs se doivent d’accorder une importance particulière à tous les signes envoyés par leur corps et à savoir bien les interpréter.

Adaptations vs surentraînement
Lorsque l‘on veut optimiser son potentiel, augmenter la charge d’entraînement via son intensité, sa durée ou sa fréquence est un incontournable. Lorsque les paramètres sont bien gérés dans le temps, on note des adaptations physiques et physiologiques ainsi qu’une progression des performances. C’est le principe de surcompensation. Certes, une diminution de la performance transitoire peut être observée, mais ne devient problématique que lorsqu’elle perdure, et ce, malgré une diminution du volume d’exercices. Ce déséquilibre est signe précurseur d’un surentraînement.

Signes et symptômes
Le corps est la seule machine qui s’autorégule. Elle peut toutefois avoir besoin d’un coup de main lorsque l’ampleur du travail à effectuer est trop grande et vous le fera sentir via l’apparition de signes et symptômes. N‘analysez pas leur apparition individuellement et sachez qu’ils ne seront pas nécessairement tous présents :

– Manque d’envie de s’entraîner
– Fatigue prononcée et persistante, voire chronique
– Diminution de la concentration
– Perte d’appétit et de libido
– Modifications des habitudes alimentaires pouvant ressembler à de l’anorexie ou crises boulimiques
– Irritabilité
– Diminution de confiance en-soi
– Diminution de performance
– Erreurs techniques à l’entraînement plus fréquentes

Effets biologiques
Normalement, la fréquence cardiaque du sportif diminue pour une même intensité d’effort avec l’entraînement. Chez le surentraîné, on remarquerait l’inverse en plus d’un ralentissement du pouls au repos. La fréquence cardiaque maximale atteinte à l’effort serait aussi affectée.
La science s’entend pour dire que l’équilibre hormonal est perturbé chez le sportif assidu. Elle n’arrive cependant pas à un consensus en ce qui concerne le sportif surentraîné. On noterait une diminution de la testostérone chez l’homme et de la progestérone chez la femme. En effet, une altération de la production et de la dégradation moléculaire serait aussi constatée. Le système immunitaire serait aussi diminué et le risque de blessure ou de maladies ainsi accentué. Bref, le système se met à ne plus fonctionner efficacement.

Facteurs à considérer

Nutrition : L’erreur de diminuer considérablement l’apport calorique par rapport au volume d’entraînement est fréquente, selon la nutritionniste diététiste Raphaèle Ferland-Verry. C’est le cas entre autres chez les gens désirant une perte de poids importante et rapide. Les carences qui s’en suivent peuvent mener non seulement à de l’anémie, qui demande du temps à se régler une fois diagnostiquée, mais aussi à une diminution des réserves de glycogène, le carburant du corps à l’effort. Pour éviter ces problématiques, elle conseille d’avoir un apport calorique et protéique en fonction du type de sport pratiqué, via une alimentation variée qui permettra de combler les besoins en vitamines, minéraux et électrolytes par les aliments plutôt que les suppléments.

Entraînement : Le volume et la progression doivent être calculés et gradués dans le temps. Demandez l’aide d’un professionnel, tel un kinésiologue, pour bien gérer ces aspects. Permettez-vous de modifier l’entraînement au besoin lorsque le corps le demande.

Récupération : Le repos est tout aussi important que l’entraînement, sinon plus. Trouver l’équilibre entre récupération et entraînement est la clé du succès. Le sommeil est aussi primordial pour reconstituer les réserves d’énergie du corps, donc dormez!

Santé psychologique : Apprendre à gérer son stress, être à l’écoute de ses humeurs et se comparer à soi-même au fil des semaines est gage de santé psychologique. Si vous avez un entraîneur, parlez-lui de vos symptômes pour trouver un plan d’action ensemble.

Si vous souffrez de ces symptômes et observez l’apparition de certains signes, prenez un temps pour faire un retour sur votre routine d’entraînement, parlez-en à vos proches et consultez un médecin s’ils persistent ou s’aggravent. L’arrêt complet des activités (parfois pour plusieurs mois!) qui suit le diagnostic est une bonne raison de s’en soucier. La prévention est votre meilleur allié!

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